Côte d’Ivoire : le gouvernement "un peu ahuri et surpris" par les revendications des syndicats d’enseignants





Côte d'Ivoire,Conseil des ministres,Grève des enseignants


Le gouvernement ivoirien "est un peu ahuri et surpris" par les revendications des syndicats d’enseignants, a déclaré, mercredi, son porte-parole, Sidi Touré, après un Conseil des ministres.

"Quand vous prenez par exemple d’autres points de revendication tels que les indemnités de logement, la suppression de l’emploi d’instituteurs adjoints, pour que tout instituteur adjoint soit promu instituteur à temps plein. Ce sont des sujets qui ont été débattus au cours de la dernière discussion avec les différents acteurs du secteur syndical, des sujets qui ont obtenu un accord ayant abouti à la trêve sociale", a dit, Sidi Touré.

" Remettre toutes ces revendications sur la table, nous sommes un peu ahuri et surpris", a poursuivi le porte-parole du gouvernement pour qui "ces grèves ne sont pas justifiées" et "ont un relent fortement politique".
Se prononçant sur la trêve sociale, Sidi Touré estime que le gouvernement a joué sa partition. Il reste aux syndicats de jouer la leur. 

"Toutes les tranches d’engagements de l’Etat de Côte d’Ivoire ont été exécutées. Nous demandons seulement un seul engagement auprès des syndicats, c’est la tenue de la continuité de service, un moratoire sur une certaine période pour que nous puissions faire des investissements pour faire avancer les différents chantiers sociaux et économiques en Côte d’Ivoire", a lancé M. Touré.

Il a également saisi l’occasion pour appeler les parents d’élèves à s’impliquer et à appeler les différents acteurs à trouver une issue favorable à la grève. 

Depuis près d’un mois, le système éducatif est à l'arrêt. Les syndicats d’enseignants du primaire ont déposé sur la table, cinq points de revendication à savoir la suppression des cours de mercredi, l’organisation de concours exceptionnels de promotion pour les emplois des enseignants du préscolaire et du primaire, la finalisation du profil de carrière, la promotion des instituteurs adjoints et des instituteurs ordinaires et la revalorisation des indemnités de logement.

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Après des jours de négociations, "aucun accord ferme n’a été trouvé sur les cinq points de revendication", a déploré, ce mercredi, le porte-parole de l’intersyndicale de l’enseignement préscolaire et primaire de Côte d’Ivoire (Iseppci), David Bli Blé, face à la presse.

Selon le porte-parole du gouvernement, la suppression des cours de mercredi "n’est pas du tout appropriée". Pour lui, les enseignants demandent quatre jours d’école à l’effet de pouvoir donner des cours payant, les mercredis, dans les établissements privés. 

"Ceci n’est pas du tout acceptable", a-t-il fustigé, ajoutant, " nous avons besoin de former des jeunes très qualifiés et quand ce genre de revendication apparaît dans la liste, nous trouvons que ce n’est pas du tout approprié". 

Lambert KOUAME

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