Culture et religion : comment les Européens soutiennent la promotion de la culture LGBT en Afrique





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L'acceptation de la diversité sexuelle et de genre est un sujet de débat important dans de nombreuses sociétés à travers le monde. De nombreux pays européens qui pensent avoir réalisé des progrès significatifs dans la promotion des droits LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), étendent leurs efforts à d'autres régions, notamment l'Afrique. Ces pays occidentaux encouragent la culture LGBT en Afrique. Pour atteindre leurs objectifs, ils utilisent subtilement différentes approches aux mépris des religions, traditions, us et coutumes des communautés sur le continent africain.

Les programmes de financement et de coopération constituent un levier de cette ambition. En effet, les pays européens, par le biais de leurs gouvernements et d'organisations non gouvernementales (ONG), soutiennent activement des initiatives visant à promouvoir les droits et la visibilité LGBT en Afrique. Ces programmes comprennent souvent des financements pour des organisations locales, des projets de sensibilisation, des formations et des échanges entre militants africains et européens. L'objectif est d'encourager et créer un plaidoyer en faveur des droits LGBT.
A cela sajoute la diplomatie et les pressions politiques. Les gouvernements européens utilisent leur influence diplomatique pour encourager les pays africains à voter des lois en faveurs des droits des personnes LGBT. Les ambassades européennes soutiennent activement les militants locaux. Certains vont jusquà dialoguer avec les représentants gouvernementaux pour promouvoir l'inclusion et l'égalité. Cependant, ces pressions politiques peuvent également être perçues comme une ingérence dans les affaires internes des pays africains, ce qui suscite des réactions mitigées.
Il y a aussi les échanges culturels et les événements: Les Européens favorisent également les échanges culturels entre l'Europe et l'Afrique, offrant ainsi une plate-forme pour la diffusion des idées et des valeurs liées à la diversité sexuelle et de genre. Des festivals de films LGBT, des expositions d'art, des conférences et des débats sont souvent organisés pour encourager les discussions ouvertes et les échanges d'expériences entre les deux continents. 
A la vérité, les efforts visant à encourager la culture LGBT en Afrique ne sont pas sans défis. Dans de nombreux pays africains, les relations homosexuelles sont criminalisées et stigmatisées. En Afrique sub-saharienne, l'homosexualité est largement criminalisée de façon officielle (Mauritanie, Kénya, Zambie, Tanzanie, Ouganda, Afrique du Sud, Sénégal). Sur 45 pays en Afrique sub-saharienne, 28 disposent encore de législations interdisant ou réprimant l'homosexualité. Dans ces textes de loi et surtout le code pénal, cette orientation sexuelle est clairement définie comme une pratique contre-nature. A ce contexte de loi défavorable s'ajoute le poids de la culture et souvent de la religion.
Dans les pays majoritairement musulmans, la question de l'homosexualité s'aborde sous-cap et la raison est bien simple. « L'islam prévoie la sanction suprême - la lapidation à mort - pour toute personne pratiquant l'homosexualité », indique l'imam ivoirien Sékou Sylla.
Ces initiatives qui prenant une forme de néocolonialisme culturel sans nom sont rejetées par certains gouvernements africains opposés à ces influences étrangères constituant une menace pour leurs traditions et leurs valeurs.

A la lumière des nombreuses initiatives européennes, il est clair que les pays occidentaux favorisent la promotion de la culture LGBT en Afrique. Les Européens jouent un rôle important en fournissant un soutien financier, politique et culturel aux initiatives visant à promouvoir les droits et la visibilité LGBT sur le continent africain. Foulant ainsi aux pieds culture et religion mais aussi les traditions et les valeurs des communautés africaines. Le respect des droits de chaque individu est essentiel certes mais l'acceptation de la diversité sexuelle et de genre ainsi que les questions liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre ne doivent pas être au-dessus des lois des pays et des croyances culturelles, religieuses et individuelles de chaque personne.


Source: linter

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