Meetings illimités annoncés par des artistes : Le Conseil d’administration du BURIDA donne sa position





BURIDA,Séry Sylvain,Conseil d'administration


Donnant sa position sur les revendications du Collectif d’artistes pour le changement au BURIDA (CACB), le Conseil d’administration du Bureau ivoirien des droits d’auteur (BURIDA) a précisé qu’il ne se sent pas concerné par les griefs énumérés par ledit collectif comme cela pourrait le laisser entendre.
"Le Conseil d’administration tient à faire remarquer que dans l’énumération d’un grand nombre de ses griefs, le CACB laisse entendre et croire que ses revendications émanent du Conseil d’administration. Il n’en est rien. Le Conseil d’administration ne se reconnaît aucunement dans ces revendications et demande au CACB de cesser de l’associer aux dites revendications", précise le Conseil d’administration dans une déclaration lue par son président Yao Séry Sylvain.
C’est le 3 mai 2019 que le Conseil d’administration a reçu un courrier du CACB adressé au préfet d’Abidjan avec ampliation au Premier ministre, au ministre de la Culture et de la Francophonie, à la Grande chancelière, au ministre de l’Intérieur et au préfet de police d’Abidjan. Ce courrier demande, au nom du Syndicat des artistes musiciens de Côte d’Ivoire (SAMCI), le Syndicat national des artistes interprètes et intermittants du spectacle de Côte d’Ivoire (SYNARIS-CI), l’autorisation d’organiser un sit-in pacifique illimité, de 06h00 du matin à 23h45, à partir du 14 mai 2019, à la fois devant le siège du BURIDA, devant le ministère de la Culture et devant les locaux de la grande chancellerie, "jusqu’à ce que satisfaction soit trouvée à sa revendication de révocation de la directrice générale du Burida pour fautes lourdes dûment constatées".
Pour le Conseil d’administration du BURIDA, le "CACB et les autres syndicats devraient raison garder et cesser ces activités de nature à troubler non seulement la sérénité des sociétaires du Burida et du Burida lui-même, mais aussi éventuellement l’ordre public". D’autant plus que l’Inspection générale d’État a commandité un audit suite à une saisine du CACB lui-même. Les membres du Conseil pensent que "qu’il importe d’attendre les résultats de cet audit" qui éclairera tout le monde sur la matérialité des fautes dont le CACB accuse la directrice générale.

Modeste KONE

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