Reportage/ Institut Raoul Follereau d’Adzopé : Le calvaire des malades de la lèpre





Institut Raoul Follereau d’Adzopé,lèpre


Pratiquement abandonnés dans un coin lointain du pays, notre équipe de reportage a décidé d’aller à leur rencontre. Les malades de la lèpre de l’institut Raoul Follereau  racontent leur misère  dans ce reportage .

 

Assis tout triste sous un arbuste, le jeune Ettien Kouakou semble voyager très loin en esprit. Il est pratiquement  15 heures ce jeudi 12 septembre 2019, lorsque notre équipe de reportage foule les pieds de l’Institut Raoul Follereau situé à 13 kilomètres de la ville d’Adzopé, à l’Est d’Abidjan, principale ville de Côte d’Ivoire. Le jeune homme de 30 ans révolu, atteint de la lèpre revient aussitôt sur terre. Il nous accueille chaleureusement. Il tente de nous faire une place près de lui. Ettien Kouakou se dit avoir reçu des personnes capables de lui apporter la solution à ses nombreux problèmes.

Tout de suite il est rejoint par une autre personne, Yao Koffi atteint de la même maladie. Les malades vont sans hésiter s’ouvrir à nous. « Nous sommes  dans cet institut il y a pratiquement un an pour certain et trois ou cinq même pour d’autre. Nous éprouvons d’énormes difficultés dans ce centre. Nous sommes abandonnés. Nous manquons de nourritures. En tant que malade, nous devons bien manger. Mais franchement la nourriture mis à disposition n’est pas de bonne qualité faute de moyens. Cependant, le personnel en charge de l’institut fait de son mieux pour s’occuper des malades de la lèpre.», Relate Yao Koffi

 

Ettien Koffi…

 

Manque de moyens pour les soins

Yao Koffi ajoute que les malades de l’institut souffrent de manque criant d’argent pour s’approprier les médicaments afin de mieux se soigner. « Nos médicaments pour les traitements coûtent chers. Nombreux d’entre nous recevaient de l’aide des parents.   A un certain moment ils se sont sentis essoufflés. Dès ce moment nous sommes tous abandonnés à notre propre sort. Nous n’avons plus de prise en charge. En longueur de journée nous demandons qui nous viendra en aide  », s’interroge-t-il, désespérément. Ettien Kouakou, souffrant de la lèpre depuis 2012, est rongé par la maladie et contraint de rester dans l’institut. Le jeune homme trouve son refuge dans la solitude. Eloigné des parents depuis maintenant plus de sept ans, il ne sait plus à quel saint se vouer. lire la suite ici

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