De la solidarité…







Depuis la fin de l’élection présidentielle et des législatives, nombre de cadres du Rhdp ont abandonné les militants base du parti. Ils sont nombreux à avoir coupé les ponts. Aucun cadre de concertation, d’analyse ou d’écoute n’est mis en place. Même les meetings de remerciement des militants prévu par la haute hiérarchie après les joutes électorales victorieuses n’ont pas été organisés partout sur le territoire national.  Ils sont nombreux à croire que le serpent est mort alors qu’il s’est juste endormi. Il est difficile de trouver des militants qui parlent en bien de leurs cadres. Le mécontentement est général. Chacun est occupé à faire fortune et à gonfler son compte en banque. L’intérêt général importe peu. Si on jette un regard sur la situation des journaux proches du Rhdp, le Patriote et l’Expression qui ont mené le bon combat pour l’avènement du Rdr au pouvoir, c’est la tristesse. Ça frôle même la catastrophe. Ni les cadres ni les militants n’achètent encore les journaux qui prêchent pourtant pour leur chapelle. Ils estiment qu’ils sont désormais au pouvoir, les canards qui étaient leur bible hier ne peuvent plus rien leur apporter. Ils se contentent alors de lire les titres et continuer leur chemin sans sacrifier 300f pour s’offrir la bonne information. Comment ces journaux font pour exister, cela n’est point leur préoccupation. A cette allure, ces journaux finiront par mourir de leur propre mort, fautes d’acheteurs. Pendant que les journaux proches du pouvoir se meurent, ceux de l’opposition continuent de se vendre  comme de petits pains. Sans le réaliser, le Rhdp se détruit par petites doses homéopathiques. Si la population ne consomme que les sons de cloches de l’opposition, il est évident qu’à un moment donné, elle se laissera séduire par le discours anti-Rhdp, proche de la démagogie.

Comment faut-il entrevoir, dans ces conditions, les prochaines batailles qui s’annoncent palpitantes avec le retour de Laurent Gbagbo qui a été forclos pendant une décennie. Il a bel et bien indiqué qu’il n’est pas revenu de la CPI pour aller à la retraite, cela infère qu’il se prépare à jouer son rôle d’opposant ! Un homme politique doit être toujours en campagne sur le terrain. C’est ce que n’ont pas  encore compris de nombreux cadres proches de Ouattara qui ont tourné le dos à ceux qui leur ont permis d’être là où ils sont. Pourtant, le Rhdp lui, doit redoubler d’effort car il a perdu assez d’énergie après les pertes cruelles et brutales des Premiers ministres Amadou Gon et Hamed Bakayoko qui étaient très proches de la population. Le sort actuel des refondateurs dont certains tirent le diable par la queue est là pour rappeler à tous et à chacun qu’on peut être fort aujourd’hui et demain être dans le creux de la vague. Si on n’achète pas les journaux proches du Rhdp et qu’ils meurent, en 2025 quels sont les instruments avec lesquels le Rhdp va mener sa communication ? L’heure de la solidarité agissante a sonné. Si rien n’est fait, demain, il sera trop tard. Il on aime le président Ouattara, si on aime le Rhdp le parti qu’il a créé, il est important  de ne pas tuer les instruments qui permettent de consolider sa gouvernance. A chacun de jouer son rôle !

SW

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