Suicide politique







C’est incroyable mais vrai ! Il y a des gens qui croient qu’il est encore possible de renverser les Institutions de ce pays par un coup de force militaire. C’est ‘’l’erreur de gawa’’ que vient de commettre le commandant Abdoulaye Fofana, l'aide de camp de Guillaume Soro. On se rappelle qu’en 2021, la justice ivoirienne avait lancé un mandat d'arrêt contre lui pour "troubles à l'ordre public et port illégal du treillis", après de nombreuses déclarations de celui-ci sur les réseaux sociaux appelant à une mutinerie des soldats en Côte d'Ivoire.

Ce proche de l'ex-Premier ministre, accusé de complot et vivant en exil depuis plusieurs années, a été arrêté à Abidjan et est détenu dans les locaux de la gendarmerie d'Agban à Abidjan. Moussa Touré, chef de la Communication de Guillaume Soro a énoncé que le commandant Fofana "n'était plus en contact avec le camp de l'ex-Premier ministre depuis avril 2021". Chimère !

Guillaume Soro lui-même, sur twitter tente de brouiller les pistes : « Je le croyais engagé dans une procédure de demande d’asile politique en France ». Non, sans souhaiter des autorités ivoiriennes que toute « la lumière soit faite sur cette affaire ». Une réaction qui laisse croire au député Soro Kanigui, ex-président du Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (RACI) que Guillaume Soro s’est ouvertement désolidarisé de son aide de camp : " Il faut savoir assumer ses propres turpitudes. Renier ridiculement et honteusement son ombre maléfique n'est pas la solution, car l'ombre n'est que notre strict reflet". "Notre ombre, c'est nous ! Soit on est sage, soit on l'est pas du tout et il faut assumer", a-t-il mentionné sur son compte Facebook.

Cet officier qui avait plusieurs centaines de millions de francs, une dizaine de téléphones et qui a déféqué sur lui-même lors de son arrestation était, sans conteste, en mission pour une opération commando à Abidjan. Cette action s’apparente fort à un suicide parce que vu les contradictions, les antagonismes et la configuration du microcosme politique, aucun régime putschiste ne peut prospérer en Côte d’Ivoire en 2022. Personne ne l’acceptera. L’aventure malheureuse de Guéi Robert en 2000 qui a tiré le pays vers le bas est dans tous les esprits. Il faut que les gens arrêtent de prendre leurs vessies pour des lanternes. Qu’ils arrêtent d’envoyer les enfants des autres à l’abattoir. Ça ne marchera pas et ça ne peut pas marcher. 

Soro et compagnie doivent hic et nunc entrer dans la République, faire amende honorable, demander pardon à Alassane Ouattara comme tous ceux qui se sont trompés lors de la dernière présidentielle. Au-delà de cette voie normale, tout autre chemin ne peut être que suicidaire.  Alassane Ouattara est indéboulonnable. Logiquement, un homme intelligent doit pouvoir tirer les leçons de ses échecs. Toutes les tentatives de déstabilisations contre Ouattara ont échoué de 2010 à2022. Pourquoi ne pas changer de méthode et s’entêter à faire vouloir faire couler le sang ? Il faut absolument trouver des gens pour « faire asseoir Soro à terre » pour lui parler. Qu’il rentre dans la République !

 

SW

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