Affaire « On n'est pas obligé de faire le travail pour lequel on a été formé » : un entrepreneur répond à Patrick Achi, « autant former des plombiers et ... »





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Lors de la conférence de presse sur l’action du gouvernement, le lundi 21 novembre 2022, le Premier ministre ivoirien Patrick Achi déclarait que l’on n’est pas obligé d’exercer le métier pour lequel on a été formé. L’entrepreneur Romaric Kouadio a réagi à cette déclaration dans une publication sur sa page facebook.

Ci-dessous son avis 

Que l'Etat Ivoirien n'ai pas de places pour insérer les docteurs qu'il a fait former, le plus souvent dans le but de regagner les amphithéâtres, est une chose.

Mais que le chef du gouvernement se permette une pareille plaisanterie en indexant la conscience collective que son système éducatif fabrique, c'est gênant ! J'ai évité de dire honteux, ignominieux, ce sont de gros mots...

Ils ya longtemps qu'on explique que le système scolaire ivoirien est à réformer, que les formations post-baccalauréat sont à mettre en adéquation avec le marché du travail.

En lieu et place de ces réformes, le gouvernement du pays au bord du paradis argue son nouveau single : l´Entrepreneuriat*. Morceau sorti depuis le deuxième mandat de deuxième république, suite aux échecs cuisant de son ministre d'insertion de la jeunesse. Ce fonctionnaire qui s'est permis de considérer tous les gérants de cabines comme des jeunes insérés dans le tissu économique et de déclarer 2% de chaumage à l'échelle nationale. (Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu !)

L'entrepreneuriat, ce désormais leitmotiv du gouvernement du 1er mandat de la troisième république, à besoin de :

- Formations

- Moyens financiers

- Cadre économique favorable

- Une réelle politique gouvernementale pour encourager, encadrer et propulser les locaux

- Une politique fiscale en faveur des PME.

En Côte d'Ivoire après l'année 2019 marquée par la COVID partant, la fragilisation des PME. Ce gouvernement a trouvé judicieux d'inventer une nouvelle annexe fiscale (loi de fiscalité) qui imposait aux entreprises n'ayant pas réalisées 200 millions de chiffres d'affaires en 2019 (pendant la COVID) de "disparaître".

De quel entrepreneuriat parlons nous monsieur Patrick ACHI ?

De quel entrepreneuriat ?

De celui où la part belle est faite aux entreprises étrangères au détriment des locaux ?

De celui où l'Etat n'a aucune politique d'accompagnement pour les structures naissantes ?

Réformons depuis la base et soyons moins arrogant quand avec ses diplômes ont a eu du pain à se mettre sous la dent, ne faisons pas croire aux autres qui croient en leurs diplômes qu'ils sont juste paresseux !

NB : Je suis entrepreneur et bien placé pour savoir qu'on a besoin de formation pour s'y mettre et pour faire remarquer l'absence de l'action gouvernementale en matière d'Entrepreneuriat.

Romaric Koffi KOUADIO

Vice-President LIDER

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